
Par Natalia Stepanenko, responsable du centre KIDSUP · publié le · mis à jour le
En bref : comment fixer une limite
Une limite efficace est courte, concrète et dite calmement : « Cette porte reste fermée ». Expliquez la raison selon l’âge de l’enfant, appliquez la même règle chaque jour et nommez l’émotion qu’il ressent quand la limite le frustre, tout en la maintenant. Selon l’INSPQ, des limites constantes sont plus faciles à respecter.
La recommandation de notre psychologue
Des règles claires et cohérentes aident votre enfant à développer son autodiscipline et à comprendre ce que les autres attendent de lui.
Expliquez les raisons des règles et ce qui se passera si elles ne sont pas respectées, afin que votre enfant les comprenne et les accepte.
Pourquoi des limites constantes aident l’enfant
« Lorsque vous mettez des limites de façon constante, votre enfant a plus de facilité à les respecter », rappelle l’INSPQ [1]. Une règle qui change selon l’humeur du jour oblige l’enfant à la tester encore et encore. Une règle stable lui donne un repère : il sait ce qui est permis, ce qui ne l’est pas, et pourquoi. Naître et grandir conseille aussi de « faire preuve de constance » quand l’enfant teste une limite [2].
Six gestes pour poser une limite
- Une phrase courte et concrète. « Les phrases que vous dites à votre enfant doivent être courtes et concrètes (ex. : « Donne la main ») » [1].
- Dire ce que vous attendez. Formulez la consigne de façon positive et calme : « Cette porte reste fermée » plutôt que « N’ouvre pas cette porte » [2].
- Une seule consigne à la fois. Et assurez-vous que votre enfant vous regarde quand vous lui parlez [2].
- Expliquer selon son âge. « On regarde la plante, on ne tire pas les feuilles » [1].
- Nommer l’émotion, garder la limite. « Il est important de reconnaître l’émotion de votre enfant, mais vous devez aussi maintenir les limites » [1].
- Rester calme. « En restant calme, vous lui montrez un bon modèle de gestion des émotions » [1].
Transformer un interdit en consigne positive
Une consigne positive dit à l’enfant quoi faire. Quelques exemples à adapter avec vos propres mots :
| Formule qui interdit | Formule qui guide | Source |
|---|---|---|
| « N’ouvre pas cette porte ! » | « Cette porte reste fermée. » | Naître et grandir [2] |
| « Ne tire pas sur la plante ! » | « On regarde la plante, on ne tire pas les feuilles. » | INSPQ [1] |
| « Ne cours pas ! » | « Dans le couloir, on marche. » | Exemple KIDSUP |
| « Arrête de crier ! » | « Parle avec ta petite voix, s’il te plaît. » | Exemple KIDSUP |
| « Ne lance pas tes jouets ! » | « Les jouets restent dans le bac. » | Exemple KIDSUP |
Punitions et conséquences : ce qu’en disent les spécialistes
Selon l’INSPQ, « les punitions ne permettent pas à votre enfant de savoir ce que vous attendez de lui » ; on l’aide davantage « en lui montrant et en encourageant les comportements attendus » [1]. La punition physique (fessées, tapes, coups) et les paroles qui humilient nuisent à sa santé et à son bien-être, et ces pratiques ne doivent pas être utilisées [1]. Notre psychologue conseille d’annoncer à l’avance ce qui se passera si la règle n’est pas suivie, puis de le faire calmement : l’enfant fait le lien entre son geste et la suite. Pour encourager les bons comportements, voir notre article sur le renforcement positif.
Chez KIDSUP : des règles de groupe au quotidien
En cours collectifs, les enfants de 4 à 8 ans apprennent à respecter les règles et à laisser la place aux autres. Pour une question précise sur le comportement, un psychologue du centre peut vous recevoir.
- ConsultationUn psychologue ou un enseignant du centre reçoit l’enfant et ses parents. Indiquez le sujet dans votre demande ; le tarif et la date sont communiqués lors de notre appel. Consultations.
- Pour les parentsAteliers, séminaires et cours ouverts, suivi régulier des progrès de l’enfant.
- ProgrammesDéveloppement précoce (3–6 ans, 45 $), préparation à l’école (4–8 ans, 60 $), leçons personnalisées (4–8 ans, 40 $ la séance), cours collectifs (4–8 ans, 60 $). Programmes et tarifs.
- Horaire et groupesCours de 9 h à 13 h, en anglais, groupes de 15 enfants maximum.
- Où150 Katimavik Rd, Kanata (Ottawa). Contacts.
Questions des parents
Dites la règle en une phrase courte et concrète, d’une voix calme, et répétez-la à l’identique. Selon l’INSPQ, en restant calme, vous montrez à l’enfant un bon modèle de gestion des émotions.
Oui, selon son niveau de compréhension et en peu de mots : « On regarde la plante, on ne tire pas les feuilles » (INSPQ). Une explication simple l’aide à comprendre et à accepter la règle.
Nommez son émotion (« Tu es déçu, tu voulais continuer ») et gardez la limite. L’INSPQ rappelle qu’il faut reconnaître l’émotion de l’enfant tout en maintenant les limites.
Selon l’INSPQ, les punitions ne disent pas à l’enfant ce que vous attendez de lui ; montrer et encourager le comportement attendu l’aide davantage. La punition physique et les paroles humiliantes sont à proscrire.
Oui. Les psychologues et les enseignants du centre reçoivent les enfants et leurs parents. Indiquez le sujet dans votre demande de consultation ; le tarif et la date sont communiqués lors de notre appel.
À lire aussi
- Renforcement positifEncourager les bons comportements
- Routine et stabilitéDes journées prévisibles
- Écoute activeNommer les émotions de l’enfant
- Cours collectifs, 4–8 ansRègles et vie en groupe, 60 $
- Recommandations du psychologueTous les articles
- ConsultationPsychologue ou enseignant
Sources
- INSPQ, Mieux vivre avec notre enfant, « Encadrement de l’enfant », mis à jour le 17 février 2026
- Naître et grandir, « Les consignes positives », révision Dre Sarah Fillion-Bilodeau, psychologue, mai 2021
- Faits sur le centre (programmes, tarifs, horaire, méthodes) : programmes KIDSUP et services complémentaires.
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